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La bombe à retardement de la BNS fait tic tac, la NZZ hoche la tête – rachat crédit

"La réserve de change de la BNS n'est pas une bombe à retardement qui souffle autour de nos oreilles, mais une sorte de richesse nationale." C'est ce que prétend la NZZ, amie de la BNS, dimanche. Le journal sert un cliché de la BNS à la fois et n'a évidemment pas compris la gravité de la situation de notre Banque nationale suisse (BNS).

La BNS avait créé "de l'argent à partir de rien" – un "pot d'argent gigantesque". Il s’agit d’une «création miraculeuse de richesse». «Même au sein de la BNS, il n’est pas contesté que le grand bilan n’est pas un problème. Il n’est absolument pas nécessaire de les réduire rapidement. "

Les "revenus de ces avoirs pourraient en réalité dépenser la Suisse", estime même un doyen de la politique monétaire, l'économiste Peter Bernholz. "Le revenu n'a pas besoin de la BNS …".

Au contraire, la BNS devrait "investir la plus grande partie de ses réserves de change: dans des actions", a déclaré le Doyen.

"Si la Suisse avait déjà les gros inconvénients d'un franc fort et de taux d'intérêt négatifs, nous serions stupides si nous n'utilisions pas les revenus des réserves de change pour améliorer nos résultats." C'est ce que disait Franz Jaeger, ancien membre du Conseil national et professeur émérite de HSG.

Avec une fortune de 800 milliards, avec un retour sur investissement de 2% par an, 16 milliards seraient ainsi obtenus, prédit un économiste en chef d'UBS. Ces milliards pourraient être distribués par la BNS. C'est peu compte tenu des intérêts punitifs de 2 milliards par an, ce qui relève à son tour de la BNS des fonds de pension.

Selon un parlementaire, les "fonds propres superflus de la BNS" pourraient être versés à l'AVS, tandis qu'un ancien superviseur des prix était favorable à l'idée d'un fonds souverain. On parle d'une "opportunité unique". Il faut les saisir et investir judicieusement le capital.

Un article sur l'immense bilan de la BNS ne pourrait être plus naïf.

Premièrement, l'article sur la NZZ affirme à nouveau que la BNS crée "de l'argent à partir de rien". Si la BNS pouvait créer de la richesse à partir de rien, c’est-à-dire créer de la richesse sans obligation correspondante, la BNS générerait des fonds propres par le biais de la création de monnaie.

C'est l'erreur fondamentale que Thomas Jordan, notre directeur de la BNS, a racontée en raison d'une théorie monétaire peu judicieuse. Le résultat que nous voyons dans cet article NZZ. Kreti et Pleti, dans la politique et la science, balbutient l'erreur de Jordan sans réfléchir.

Non. La création de monnaie ne génère pas de fonds propres de la BNS, comme le révèle l'article de la NZZ, mais des dettes contractées par la BNS. La feuille n'a toujours pas compris cela. Une NZZ ne peut-elle pas lire un bilan?

Deuxièmement, tout au long de l'article de la NZZ, il est question de "réserves de change" de la BNS. Les "réserves" sont par définition des fonds propres. Cependant, la BNS ne détient pas 800 milliards de dollars, comme suggéré, mais 800 milliards d’investissements en devises. Celles-ci ont été financées avec près de 700 milliards de dettes de la BNS auprès des banques.

Troisièmement, s’il n’est pas contesté au sein de la BNS que la taille du bilan de la BNS n’est pas un problème, cela montre simplement que la BNS est un poids lourd de la démocratie. Derrière des murs fermés, une discussion ouverte n’est évidemment pas possible. Les critiques sont muselées.

Au contraire, la taille du bilan de la BNS pose un énorme problème à l’économie suisse. Pourquoi? Plus de 99% des actifs de la BNS sont investis en devises étrangères – en actions et en obligations étrangères.

La BNS a donc non seulement un risque de change, mais également un risque de débiteur et un risque de taux d'intérêt. Tester des dollars et des bas euro signifie que 20% des actifs sont bien loin. La BNS n'aura plus de fonds propres.

Si les actions et les taux d’intérêt augmentent également, le coût pourrait s’élever à trois milliards de dollars.

Par exemple, si les fonds propres de la BNS devaient être inférieurs à 100 milliards de francs suisses, les banques prêteuses (UBS, CS, banques cantonales, PostFinance et autres) devraient réduire leur solde de la BNS de 100 milliards.

Cela peut signifier une crise grave pour une banque ou une autre, en fonction du crédit qu'elle a accordé à la BNS pour financer ses opérations de change.

Quatrièmement, les banques ont pris un risque énorme avec des prêts totalisant près de 700 milliards de francs à la BNS. Dans ce contexte, ils font maintenant savoir que les investissements en devises de la BNS devraient être sous-traités à un fonds souverain (voir économiste en chef d'UBS).

Bien entendu, dans ce cas, ils pourraient transférer le risque de la BNS directement aux contribuables suisses. Les banques seraient alors "décrochés". J'espère que les politiciens et le peuple suisse ne sont pas si stupides et d'accord.

Cinquièmement: Avec tout le respect que je dois à Doyen Bernholz, il a bien signé ma licence, mais il faut bien préciser que la BNS ne pourra jamais s'endetter en Suisse et que le capital ainsi levé à l'étranger exporter pour maximiser leurs profits. Cela contredit le mandat confié à la BNS conformément à la Constitution fédérale.

Sixièmement, la BNS n’a jamais été en mesure d’expliquer comment elle stimule le tourisme en Suisse ou le secteur de l’exportation suisse en achetant des actions Facebook, par exemple. J'essaie d'expliquer à la BNS depuis 1993 que celle-ci ne peut que stimuler l'économie suisse par des investissements nationaux. Les idées des politiciens suisses y arrivent assez tard.

Septièmement: la BNS ne possède pas de fonds propres excédentaires, comme le prétendait. Au contraire, étant donné le risque de perte élevé, la position de la BNS dans les fonds propres est plutôt maigre. Une correction sur les marchés financiers peut être rapide et féroce. Les fonds propres de la BNS peuvent alors bientôt disparaître et même devenir négatifs.

Conclusion: il n’a aucun sens de s'adresser à la NZZ pour savoir comment la BNS pourrait dépenser de manière significative ses fonds propres excédentaires «à partir de rien». Il serait beaucoup plus logique de débattre de la question de savoir si et comment, le cas échéant, les fonds propres négatifs de la BNS peuvent toujours être évités.

Que faisons-nous si les banques et les fonds de pension subissent de lourdes pertes ou même font faillite parce que la BNS a spéculé sur le change? Sans surprise, la dette de la Banque nationale est près de quatre fois supérieure à celle de la Confédération, des cantons et des communes.

Les contribuables peuvent-ils gérer ces montants? Ou devrons-nous alors introduire l'euro à un taux de change misérable? La discussion doit aller dans cette direction, car la bombe à retardement de la BNS est en marche.

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